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27 août - 9h/ 13h
Le Premier secrétaire fédéral
Pierre-Yves le Borgn’ accueille les invités : Kourliansky,
Thomas, Labertit et Séverac, délégués pour l’Amérique Latine, l’Asie,
l’Afrique et la mondialisation, ainsi que l’ADFE.
A une question de R. Aicardi sur la fin
du conventionnement à l’AEFE de l’établissement scolaire de
Hong-Kong et sa sponsorisation par des sociétés privées, G. Penne
répond que c’est dans la logique du gouvernement Raffarin.
M. Cerisier-ben-Guiga rappelle que nous
payons l’échec du 21 avril, causé par les divisions internes de la
gauche. La réforme augmente la contribution des familles (60 % au lieu
de 50 % il y a dix ans), et que des revendications syndicales
exorbitantes amènent à un appauvrissement général. Cet été, ont
été réduits les versements aux sociétés de bienfaisance et le
nombre de vacataires dans les consulats.
JY Leconte déclare que nous devons nous
saisir politiquement de cette situation.
Intervention de
François Hollande
L’an dernier, nous sortions d’une
épreuve électorale et savions que nous mettrions du temps à
récupérer nos forces. Cette année, nous avons réinstallé le PS
comme la seule force d’opposition crédible, nous avons reconstitué
le PS, notre stratégie, malgré ceux qui n’ont pas encore envie de
participer à notre action.
Il faut être patient, nous en avons pour quatre ans. Nous avons devant
nous le temps de préparer, sujet par sujet, nos propositions. Les
prochaines élections, régionales et cantonales, verront un clivage
clair droite-gauche, et seront un referendum pour ou contre le
gouvernement.
Nous devons mobiliser toute la gauche, proposer des listes d’union
partout. Les Verts ont compris que leur intérêt électoral, leur
avenir, est avec le PS. Le PC ne veut pas encore l’admettre, son
problème n’est pas son avenir mais le passé, pour conserver ses
positions.
Il n’y a rien à craindre de l’extrême-gauche sur le plan
électoral, mais seulement de l’effet de ses discours. Son but est de
fixer des voix pour en retirer à la gauche et faire gagner la droite, c’est
facile à dénoncer et nous serons entendus. Mais cette tactique a un
effet pervers, car affirmer qu’il n’y a pas de différence entre la
gauche et la droite, pas de champ d’action national car tout se
déviderait à l’OMC, amène à conclure que l’élection n’a plus
de rôle, et renforce la culture de l’absentéisme.
Avec le mouvement social, très différent de l’extrême-gauche
organisée, il faut dialoguer et se confronter. L’action politique n’est
pas dans la seule contestation, mais dans la transformation par le vote
et l’action politique. On ne peut laisser Bové affirmer que les
partis sont moribonds et inutiles. Nous devons être rudes avec l’extrême-gauche
qui veut nous écarter du champ politique, et nous confronter sur le
plan des idées avec le mouvement social.
Les socialistes veulent donner du sens, du contenu, au projet européen.
L’Union doit être un contre-pouvoir à la force des USA. Je souhaite
que la FFE s’implique dans la préparation de notre projet.
Deux évènements ont marqué cet été, qui posent le problème de la
régulation de l’ordre du monde. L’attentat contre l’ONU à Bagdad
révèle l’incapacité des USA à imposer leur ordre. Nous devons
faire prévaloir notre conception du rôle de l’ONU, et pour cela la
question européenne est majeure. Si nous sommes frileux sur l’Europe
nous de pourrons pas peser. La canicule d’autre part est provoquée
par le réchauffement de la planète. Les socialistes doivent s’emparer
des problèmes écologiques et ne pas les laisser aux Verts, occupés à
leurs rivalités internes, ou aux altermondialistes, incapables de faire
des propositions. Nous devons être sévère pour un gouvernement qui se
voulait celui de la proximité, montrer l’écart entre les paroles de
compassion et les actes de réduction de l’APA et des crédits aux
maisons de retraite. Nous ne l’accusons pas de la canicule (alors que
lors des inondations de la Somme on avait accusé le gouvernement Jospin
d’avoir détourné des rivières…), nous ne demandons pas de
démission : c’est une responsabilité collective du
gouvernement.
Nous devons donner aux Français matière à espoir.
Ma crainte n’est pas la popularité de la droite, qui s’effrite, ni
l’effritement de la gauche, car le PS est redevenu le pôle, ni l’extrême
gauche. Ce que je crains, c’est la désespérance, la résignation. Le
doute de l’action collective, politique, syndicale, serait le pire des
dangers pour la démocratie.
Nous avons quatre ans d’opposition. Faisons-en des années utiles pour
le PS et pour le pays.
Questions
J. Gérard : Nous n’avons pas supprimé
la double peine, pas utilisé le rapport Teulade sur les retraites, pas
nommé d’immigrés au gouvernement, pas participé aux manifestations
avec nos chefs et notre SO. A quand des propositions ?
V. Picquet : Quelle stratégie avons-nous pour l’Europe, alors que les
enjeux nationaux passent avant, et que le rôle des adhérents dans la
composition des listes est réduit ? L’extrême-gauche serait
notre ennemie, mais c’est qui ? J’étais au Larzac, c’était
passionnant, il n’y avait hélas pas assez de socialistes. Ce ne sont
pas des gens qui vont jouer le jeu de l’extrême-gauche, il ne faut
pas les exclure, c’est avec eux que nous allons gagner.
C. Chapat : Le prochain gouvernement socialiste revendra-t-il sur toutes
les décisions scélérates du gouvernement Raffarin ?
P. Avédikian : En Autriche la droite a été reconduite malgré sa
mauvaise politique. Il y a, comme en France, un découplage entre le
bilan et le projet, et le vote. C’est de cela que Jospin a souffert.
J.Y. Leconte : Le PS est en plus mauvaise situation. Je ne suis pas sûr
qu’on ait pris le bon chemin. Pour gagner, il faut chercher les
électeurs. Où ? Le PS ne doit pas taper davantage sur l’extrême-gauche
que sur la droite. Si les gens vont au Larzac, ou s’ils s’abstiennent,
c’est parce que nous n’avons pas su leur offrir une perspective.
Comment le PS va-t-il dépasser les 16 % et avec quelle feuille de
route ? Le premier secrétaire doit aller lui-même à Annemasse,
au Larzac.
O. Salam : Je suis content de voir retrouvée la pugnacité. C’est le
manque de présence du PS qui favorise l’extrême-gauche. Cependant,
on n’aborde pas assez la question Corse. Sarkozy a perdu, il faut l’exploiter.
En Afrique, je salue tes propositions intelligentes sur la Côte d’Ivoire.
Mais il faut voir que la situation est difficile aussi dans d’autres
pays.
B. Cassaignau : La coopération entre les partis socialistes européens
est embryonnaire et difficile.
G. Penne : La FFE doit s’intéresser comme les autres fédérations
aux scrutins intermédiaires. Il y a trop de poujadisme sur les
questions qui nous intéressent. Le PS doit comprendre le bien-fondé de
notre demande de députés des Français à l’étranger, c’est pour
nous le seul moyen de peser.
R. Yung : Ce n’est pas le rôle du premier secrétaire du PS d’aller
à Annemasse ou au Larzac. Nous devons ouvrir un débat avec ceux qui
portent ces idées, mais leurs pratiques ne sont pas porteuses de
démocratie. Le retour de l’extrême-gauche obéit à un cycle
historique classique. Mais ce sont des voies bouchées. Il n’y a pas
de place pour un grand parti à la gauche du PS. En Allemagne, les Verts
sauvent la social-démocratie. Nous devons aller dans cette direction.
Le PS doit devenir un parti porteur des idées fortes du développement
durable, de l’écologie. C’est ce qu’on attend de nous :
devenons le grand parti Vert.
H. Bahsoun : Bush est venu au Sénégal, je regrette le désengagement
de la France, qui s’est accentué avec Jospin. L’Afrique a besoin de
nous et nous attend. Que le premier secrétaire ne nous oublie pas dans
ses visites, la dernière date de trente ans. Pour la canicule, on ne
peut rien au climat, ni à son effet sur les personnes fragilisées. La
question est le dysfonctionnement de l’administration. Il faut
dénoncer le fait que les vieux sont devenus une charge, alors que la
vieillesse est une dignité.
C. Girault : les Français ne pourront plus voter dans les consulats
pour les élections européennes.
M.H. Beye : les adhérents sont frustrés que le premier secrétaire de
la FFE n’ait pas eu de temps de parole au congrès de Dijon. Nous nous
sentons oubliés.
Réponse de F.Hollande
Le congrès n’est pas le meilleur lieu
pour s’exprimer, mais je regrette ce qui est arrivé. Je veillerai à
ce que dans les Conseils Nationaux, et dès le début, le premier
secrétaire fédéral puisse s’exprimer.
J. Gérard a fait le catalogue de toutes nos frustrations, et elles l’emportent
parfois dans les votes, sur les grandes questions générales.
Il faut en effet travailler notre projet européen, et les militants
seront associés au projet et à la désignation des candidats sur les
listes.
Il faut être très clair sur l’extrême-gauche et ne pas avoir
mauvaise conscience. Il y a d’une part les organisations, qui sont
unies pour que le PS n’ait plus d’avenir, pour que le débat soit
entre la droite et la contestation sociale, le « parti de la grève »
selon la formule de Besancenot. Ca signifie l’absence de démocratie.
Car ils considèrent non pas que le PS n’est pas assez à gauche, mais
que gauche et droite c’est pareil. C’est facteur d’abstention. D’autre
part, il y a les mouvements sociaux, associatifs, altermondialisation,
et nous en sommes, mais nous n’avons pas à faire d’alliance avec
eux car ce ne sont pas des partis. Nous avons à dialoguer, échanger.
Ce ne sont pas eux qui ont détruit les stands du PS, mais la CNT et
ceux qui ne veulent pas du PS car il représente l’espoir.
Le mouvement social ne suffit pas, une manifestation ne renverse pas un
gouvernement. Il faut une traduction politique, électorale, pour qu’il
y ait transformation de la société. Dans les années 70 déjà la
contestation était forte, et le PS tout aussi impopulaire, et elle n’a
pas créé d’alternative politique. Il faut construire la gauche
autour de nous, à partir d’un contrat. Il ne faut pas répéter la
gauche plurielle, qui nous a fait gagner mais aussi perdre.
N’importe quel gouvernement au pouvoir en 2007 aura à revenir sur la
loi sur les retraites, car elle est fondée sur des prévisions
irréalistes. Pour le PS, le maximum de durée de cotisation est 40 ans.
La question africaine est une question mondiale, mais aussi française.
Nous devons aller en Afrique et faire des propositions sur l’alimentation,
l’environnement, la régulation des conflits.
Nos rapports avec les autres partis socialistes européens sont
difficiles, car nous sommes plus à gauche qu’eux. Mais nous devons
travailler ensemble, car si on commence à exclure on se retrouvera tout
seul. Il faut construire une gauche européenne à partir de
convergences. On ne gagnera les élections européennes que sur un
projet européen, et pas sur nos spécificités françaises.
L’idée de députés des Français à l’étranger est séduisante,
mais elle implique un scrutin proportionnel.
Les questions écologiques doivent être traitées prioritairement par
nous.
Notre responsabilité est d’établir un projet, et de lutter contre l’abstention,
l’extrême- droite et l’extrême-gauche. Pour cela, il faut être
nombreux.
L’espoir, le changement, la confiance dans la politique ne viendront
que de nous. N’ayons pas de mauvaise conscience. On n’a pas tout
fait, c’est sûr, mais s’il y a eu des réformes, c’est par nous,
et nous devons être fiers d’être socialistes.
Questions
internationales
débat avec Pierre Moscovici et
Harlem Désir
PY. Le Borgn’ rappelle que 500 000
Français inscrits sur les listes électorales des consulats ne pourront
plus voter pour les élections européennes. On leur a enlevé un droit
citoyen.
Pour introduire le débat sur les questions internationales, il note nos
préoccupations essentielles : l’inquiétude face à l’unilatéralisme
américain, et l’avenir de l’Union. Le projet de Constitution
européenne est-il à la hauteur de nos ambitions ? Il faut faire
émerger un parti socialiste européen des militants, à la place du
parti des socialistes européens qui est un club.
Intervention de Pierre
Moscovici
Le PS doit être une grande force
politique sur les questions internationales. La politique étrangère du
gouvernement est brouillonne, gesticulatoire, avec peu de résultats (la
France est absente au Proche-Orient, et n’a rien obtenu en Irak), et
des maladresses (vis-à-vis des pays candidats à l’Union).
Le PS doit s’accrocher à ses valeur et prendre des positions de
principe fermes et opératoires en faveur du multilatéralisme, du
développement durable, des normes sociales, de la régularisation de la
mondialisation. Nos rapports avec les USA est une question transversale.
Au Proche-Orient, nous défendons la feuille de route, et le droit des
Palestiniens à un Etat et celui d’Israël à la sécurité, en ayant
toujours une position équilibrée.
Le PS réaffirme ses convictions européennes. Nous nous sommes
prononcés depuis longtemps pour que le PSE ne soit plus un club loin de
ses membres. Nous risquerons d’être minoritaires, puisque les
adhérents des partis socialistes sont plus nombreux en Italie, en
Allemagne, etc, qu’en France. Il faudra être capable de discuter, d’avoir
des alliances, et accepter que nos idées soient mises en minorité.
Le PS veut renforcer la présence des socialistes dans le monde,
actuellement en s’exprimant dans le cadre de l’IS et à Cancun.
Le secteur international du PS a été rénové et renforcé. L’apport
des militants de la FFE est précieux, nous lisons attentivement vos
notes.
L’administration Bush est dominée par des Conservateurs avec lesquels
nous menons une confrontation décidée. Les méthodes américaines en
Irak amènent ce pays à une impasse, avec le chaos lorsqu’ils
partiront. Mais ce serait irréaliste de tomber dans l’anti-américanisme,
car l’administration Bush ne représente pas les Américains. Il faut
continuer à travailler avec les intellectuels, les Démocrates.
Les réponses des socialistes sont :
La promotion du multilatéralisme et l’attachement au rôle de l’ONU
La construction de l’Union, avec une politique étrangère et de
sécurité, pour créer une autre puissance capable de discuter d’égal
à égal avec les USA et de créer un rapport de forces.
Projet de constitution : il ne faut pas négliger les avancées : la
méthode qui est nouvelle (aucune CIG n’aurait pu produire ce
résultat), et des percées (40 nouveaux domaines relevant du vote à la
majorité qualifiée, intégration de la Charte des Droits fondamentaux,
etc.), et le fait même qu’il y ait une constitution. Sur les
institutions, c’est un compromis. On aurait rêvé un système
fédéraliste plus simple, mais il y a depuis toujours un triangle, dont
les trois éléments sont renforcés. En revanche, le projet est
insuffisant dans les domaines économiques et sociaux : pas de
gouvernance économique, toujours unanimité requise en matière fiscale
et sociale. En résumé : pas de recul, quelques avancées.
Mais la CIG risque de défaire ce travail, et nous restons mobilisés
pour éviter le détricotage sur les services d’intérêt généraux,
l’exception culturelle, la révision de la constitution, la
pondération des voix, la laïcité, et pour faire avancer la
gouvernance économique et les questions sociales.
On attend du PS qu’il reste un parti profondément européen. Nous ne
devons pas abandonner ce patrimoine, cet engagement, sous prétexte que
tous nos espoirs ne seraient pas satisfaits.
Intervention de Harlem
Désir
La question de l’Europe doit être au
centre de notre parti. Nous avons fait le choix d’une Europe
fédérale, ce qui ne signifie pas : l’Europe fédérale sinon
rien. La construction d’une Europe-puissance est nécessaire pour
lutter contre l’unilatéralisme, favoriser la paix au Moyen-Orient,
réguler et rééquilibrer le commerce mondial, l’orienter au service
du développement durable des pays en voie de développement.
Il faut continuer à se battre tant que la CIG n’aura pas tranché.
Nous sommes très loin de ce que nous attendions, il y a certes des
progrès, mais des manques importants. Comment éviter le dumping social
dans une zone dotée de règles de commerce interne, mais pas de règles
sociales ? Nous devons exiger que le Président et le premier
ministre portent ces exigences lors de la CIG.
La question des Services publics reste posée, car le droit à des
services d’intérêt général n’empêchera pas le démantèlement
des services publics. Même là où il n’y a pas de reculs, des reculs
ultérieurs restent possibles.
Une bataille doit être menée sur l’objectif de la croissance et du
plein emploi et sur toutes ces questions, et on identifiera les
socialistes à cette bataille.
Construisons un PSE des militants, assumons le risque d’être
minoritaires. Car on perd d’abord les batailles qu’on ne mène pas.
Questions
P. Avédikian : faire comprendre que le
partage de souveraineté n’est pas l’abandon de souveraineté.
D. Poznansky : La paix au Proche-orient est menacée par le terrorisme
du Hamas. On ne comprend pas que la France refuse d’inscrire le Hamas
sur la liste des organisations terroristes. Je suis interpellée par la
position du PS sur le Hamas
C. Pierre : La France a une politique dure en matière d’immigration.
L’Europe suit-elle cette politique ?
J. Guégan : La France va-t-elle participer à la reconstruction
économique de l’Irak ? Le PS va-t-il le refuser ? Les
incitations à développer les relations avec l’Est de l’Europe
impliquent-elles un futur nouvel élargissement ?
C. Castagna : Les listes du PS pour les européennes doivent être
ouvertes à des candidats de pays de l’Union. Il est difficile d’expliquer
les enjeux européens aux électeurs et même aux militants.
P. Holzapfel : maintenir la règle de l’unanimité pour les questions
culturelles risque de paralyser
J. Ruel : plusieurs nouveaux membres de l’Union sont soumis aux USA.
Pourquoi n’y a-t-il pas de referendum sur l’élargissement ?
A. Bartez : quand aurons-nous le logo du PSE sur nos cartes d’adhérent ?
H. Bahsoun : la feuille de route est-elle toujours valable ? Une
force d’interposition est-elle d’actualité ?
Réponse de Pierre
Moscovici
Le PS s’exprime sur chaque attentat du
Hamas et le condamne. Le processus de paix n’est pas mort, mais il a
reçu de sérieux coups. Il est menacé par les extrémistes, du Hamas
mais aussi en Israël, dont le gouvernement n’a pas joué totalement
le jeu de la paix. Il faut peut-être changer de formule : une
intervention plus directe de l’ONU, des forces d’interposition. Le
PS souhaite qu’il y ait des militants de la paix au Proche-Orient.
La constitution européenne est plutôt positive dans le domaine de l’immigration
Elargissement : il est bon qu’il n’y ait pas eu de referendum, car c’est
un processus historique. Quant à la Russie, elle est clairement en
dehors de l’Europe. Mais nous devons repenser notre partenariat avec
les pays à l’Est.
Sur les biens culturels, la règle de vote contenue dans le projet de
constitution est une solution pragmatique, car il y a possibilité de
recours au vote à l’unanimité. Il est vrai que ce texte est
complexe, nous devrons être pédagogues mais rigoureux.
Quant à la CIG, il ne faut pas mener de batailles qu’on sait perdues
d’avance. Donc, ne pas présenter trop de demandes, car l’accumulation
d’échecs est nuisible, mais choisir les avancées que nous soutenons
en priorité.
Certaines batailles sont à mener même si la défaite est certaine,
parce qu’elles sont légitimes.
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